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Un live tweet pour une table ronde

Vendredi 11 avril, dans le cadre du Master ID s’est tenue une table ronde réunissant des professionnels ID, Lucie Duncevic, Franca Stahl , Minielle Wagner et Alain Dubois, exerçant à des postes de niveau master. Ces deux heures d’échanges entre quatre profils de professionnels ID différents (auxquels s’ajoutaient les témoignages de deux invités excusés) ont fait l’objet d’un live tweet (#trmid) par deux auteurs de ce billet, @AurelieRoulet et @ChrisBezi. Suite à l’analyse de ces échanges et de nos notes, nous pouvons relever trois éléments majeurs pour l’avenir de notre domaine.

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L’ouverture et la formation

L’intervenante de chez Novartis a assisté en une décennie à un changement profond du positionnement de la bibliothèque qui a passé d’une stratégie de transparence de l’offre, centrée sur les collections, à une stratégie de visibilité, visant à vendre le service en transmettant le message : « c’est grâce à nous [à notre travail] que vous avez accès aux ressources ».

Cet élément revient systématiquement dans le discours de nos intervenants, le spécialiste ID doit sortir de son SID pour aller vers son public acquis mais aussi attirer de nouveaux utilisateurs. L’offre de service qu’il propose doit répondre aux attentes de ses « clients », ainsi il doit s’informer et communiquer avec eux (identifier leurs processus et leurs activités) et dans le cadre de grands projets numériques transversaux, il est important de se faire des alliés.

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Par l’intermédiaire de ses activités de promotion, le spécialiste ID pourra ainsi mettre en avant ses compétences et ce qu’elles apportent aux autres métiers avec lesquels il collabore. Les concepts de « coordinateur » ou de « facilitateur » ont été évoqués pour définir le rôle du bibliothécaire ou de l’archiviste.

La formation continue est revenue à plusieurs reprises dans la discussion sans remettre en cause les bases apportées par la formation bachelor ou master en Information documentaire. Tous les intervenants ont suivi des formations dans des domaines parallèles comme l’informatique, le management, la gestion du changement, la communication, la gestion de projet, ceci afin de mieux répondre aux besoins de leur environnement respectif.

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Les compétences en gestion de projet

Dans une réunion évoquant les nouvelles pratiques des professionnels de l’information, il aurait été surprenant que la question des compétences ne soit pas évoquée. A ce sujet on notera une compétence commune que tous les intervenants semblent considérer comme indispensable : la gestion de projet. Conséquence directe de la redéfinition des pratiques professionnelle et de la nécessité de collaborer avec d’autres professions, le travail par projet, souvent transversaux comme le fait remarquer @Genton4, est devenu la norme dans le domaine ID.

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Les nombreuses formations et certifications disponibles dans ce domaine (PMI ou autre) peut d’ailleurs s’avérer un atout appréciable, en particulier pour ceux qui évolue dans des grandes entreprises.

L’implication dans la communauté professionnelle

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Une question posée par un étudiant a soulevé une composante fondamentale de la vie professionnelle : la communication et le partage d’expérience. Il est intéressant de soulever que pour Novartis la question se pose totalement différemment que pour les autres intervenants. En effet, si la communication sur l’activité professionnelle lors de congrès n’est pas forcément encouragée pour des raisons de confidentialité, il s’avère que ce type d’interventions fait partie des exigences pour ceux qui ont atteint un certain niveau de séniorité au sein de l’entreprise. Une position donc relativement contradictoire.

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Finalement, on notera que parmi les quatre invités présents, les archivistes sont très actifs sur la scène associative nationale et participent régulièrement à des congrès, que ce soit à des fins de formation ou pour faire le point sur l’avancée de leurs pratiques, notamment dans le travail avec les archives électroniques. Cette activité semble avoir été temporairement laissée de côté par la responsable de la gestion de la connaissance et de la communication à l’Université de Genève pour des raisons d’emploi du temps. Mais dans tous les cas, cette composante revêt une certaine importance pour nos quatre intervenants présents afin de pouvoir faire valoir leurs expériences et pour maintenir ou renouveler leurs connaissances.

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Bilan de ce live tweet (#trmid)

Le live tweet est un exercice éprouvant. Il exige beaucoup d’attention, de concentration, mais il a aussi de nombreuses vertus. Parmi elles, citons :

  • La possibilité d’interagir en direct avec les autres participants à un événement (conférence, table ronde, émission de télévision, etc.)
  • L’occasion d’élargir son réseau, de gagner des nouveaux followers et de découvrir des nouveaux twittos parmi les participants ou les intervenants
  • La possibilité d’informer des personnes qui ne peuvent pas assister à l’événement
  • La contribution à son personal branding en valorisant sa participation à une conférence professionnelle, son point de vue, son expertise

Pour @ChrisBezi et @AurelieRoulet, le bilan de ce live tweet est le suivant :

  • 2 nouveaux followers (@aladubois et @Genton4), 1 réponse (de @Genton4) et 1 tweet mis en favoris pour @ChrisBezi
  • 2 nouveaux followers (@Groupe_AREDIQ et @aladubois), 2 réponses (de @Genton4), 5 retweets, 2 favoris pour @AurelieRoulet
  • Et un remerciement de @Documteam, retweeté deux fois.

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Un résultat certes modeste, mais tout de même encourageant !

Christophe Bezençon, Aurélie Cardinaux, Aurélie Roulet