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Pour la quatrième fois, le workshop d’étudiants pour la recherche en science de l’information (Studentenworkshop für informationswissenschaftliche Forschung ou SWiF) a été organisé par une haute école allemande avec une faculté en science de l’information. Cette année, il a eu lieu à Cologne, les 22 et 23 novembre, organisé par la Fachhochschule Köln. Le but de ce workshop est que les étudiants présentent leurs travaux scientifiques et puissent tisser des relations entre les différentes filières de formation du domaine.

Dans le cadre de ce workshop, nous avons présenté notre projet de recherche sur les Linked Open Data en bibliothèques, en allemand évidemment. A la fin de notre présentation, nous avons posé quelques questions aux participants, afin de savoir s’ils avaient déjà suivi un cours sur cette thématique, s’ils auraient aimé une meilleure offre de formation en ce regard, si le sujet les intéressait en général et s’ils avaient déjà testé une application basée sur les Linked Open Data.

Dans le public, un grand silence s’est alors installé. Aucun des étudiants présents n’avait déjà assisté à un cours concernant cette thématique. Cependant, certaines notions du web sémantique avaient été évoquées dans des modules traitant d’autres sujets. Des étudiants en science de l’information et de la linguistique (ceci forme une seule filière) ont fait remarquer qu’ils avaient eu un cours traitant des ontologies, sans pour autant avoir parlé du web sémantique.

En général, le sujet ne semblait pas intéresser les étudiants plus que ça. Quelqu’un a fait remarquer qu’il trouvait le sujet trop technique et qu’il n’y voyait pas la force des professionnels de l’information. A la fin de la discussion, une professeure de la Fachhochschule Köln a évoqué qu’un profil contenant des compétences en Linked Open Data serait bientôt demandé pour un poste d’enseignant se libérant prochainement. L’échange avec d’autres étudiants et d’autres professeurs a été très fructueux et des questions intéressantes ont été soulevées que nous pourrions intégrer dans le rapport de notre projet.

Les présentations des autres participants ont montré un spectre intéressant des nombreuses thématiques touchant à la science de l’information. Elles ont suscité des discussions parfois très animées, dont voici quelques extraits :

  • Le Patron-Driven Acquisition remplacera-t-il les bibliothécaires chargés de l’acquisition et du développement des ressources ?
  • La signature électronique va-t-elle se généraliser pour les documents numériques?
  • Genève est-elle une ville informationnelle?
  • Comment mesurer la présence des bibliothèques dans les médias sociaux, alors que ces outils évoluent très rapidement ?
  • La recherche en science de l’information simplifie-t-elle des théories afin de pouvoir les appliquer, et est-il possible de faire autrement?
  • La notion d’entreprise 2.0 a du potentiel, mais comment la mettre en place dans des bibliothèques avec une structure hiérarchique rigide?
  • Les étudiants apprennent-ils mieux si un cours ressemble à un jeu?
  • La mise en place d’espaces d’apprentissage virtuels fait-elle partie des tâches d’une bibliothèque universitaire?

Ces questions sont loin d’être anodines et mériteraient peut-être d’être traitées dans une prochaine volée du master en Information documentaire à Genève !

Jasmin Hügi et Nicolas Prongué